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COCODY : Les « wôrô-wôrô » en grève

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Les « wôrô-wôrô » en grève

La circulation était fortement perturbée, depuis la soirée du mardi 7 avril 2026, dans la commune de Cocody. À l’origine de cette situation, un mouvement de grève lancé par les chauffeurs de taxis communaux, communément appelés « wôrô-wôrô », pour protester contre l’instauration d’une carte dite de « transport » désormais exigée par la mairie.

Selon les conducteurs interrogés, cette carte, dont le coût est estimé entre 800 000 et 900 000 francs cfa, laissent-ils entendre, représenterait une charge financière trop lourde. « Le maire de Cocody veut qu’on paie la carte transport, alors que cette carte est réservée aux transporteurs qui font Abidjan et l’intérieur du pays », explique Alassane Doumbia, chauffeur gréviste rencontré du côté d’Akouédo. Un autre, ajoute que la procédure d’obtention peut durer jusqu’à six mois, rendant la situation encore plus contraignante.

Face à cette exigence, ceux-ci n’ont trouvé mieux que de suspendre leurs activités. Une décision surprise qui, en plus de paralyser le trafic, a contraint beaucoup de personnes à la marche.

Dans plusieurs quartiers, notamment à la Riviera 2, Palmeraie, et à Angré, en passant par Dokui, c’est l’amer constat. Les usagers sont laissés pour compte. Point de « wôrô-wôrô » sur les gares, ni sur les voies.

« Ce matin, il n’y avait pas de véhicules pour aller à la Palmeraie. Tous les taxis étaient à l’arrêt », témoigne Linda Doua, habitante du Plateau-Dokui. « Hier déjà, il n’y avait pas de taxis pour rentrer à Akouédo. Les gens se mettaient en groupe pour prendre des VTC ou des taxis compteurs », a renchéri Eden Kouamé, un enseignant dans un lycée de la place. Puis de souligner que les difficultés ont commencé dès la veille. Comme il fallait s’y attendre, cette perturbation a entraîné une hausse des coûts de transport. Ce qui a plongé les usagers, dans une situation très difficile. Surtout ceux dont les bourses sont limitées. Certains ont eu du mal même à rejoindre leur lieu de travail. Au moment où nous mettions sous presse, aucune solution n’était encore trouvée.

Désirée Dro

Légende : Une vue des taxis communaux

 

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